COMPRENDRE L'OUVERTURE

 

L’Ouverture est l’un des trois éléments, ave la vitesse d’obturation et la sensibilité à prendre en considération pour réussir vos photos.

C’est en agissant sur l’ouverture que nous allons créer des flous d’arrière plan (bokeh), ou au contraire les éviter.

C’est aussi en agissant sur l’ouverture que nous allons affiner le « piqué » de nos images, ou au contraire, participer à donner un effet de « grain » interagissant avec la sensibilité ISO…

 

1)    Qu’est-ce que l’ouverture ?

L’ouverture d’un appareil photo est en relation directe avec le diamètre du diaphragme de l’objectif…

Un diaphragme le plus souvent à lamelles va s’ouvrir ou se fermer, selon le réglage effectué, pour laisser passer plus ou moins de lumière au travers des lentilles de l’objectif…

Sur les photos ci-dessous, on distingue bien les lamelles du diaphragme au fond de l’objectif :

  • A gauche, l’ouverture est minimum, l’indice est élevé (f/16)

  • Au milieu, le diaphragme n’est que partiellement ouvert et laisse passer plus de lumière ; l’indice est de f/8

  • A droite, le diaphragme est complètement ouvert, l’indice est très bas (f/1.4)

Diaphragme fermé f/16

Diaphragme mi-ouvert f/8

Diaphragme ouvert f/1.4

On devine bien le principe : pour une durée d’ouverture identique, il y aura plus de lumière à éclairer le capteur situé derrière l’objectif dans la photo de gauche que dans celle de droite.

 

Les indices d’ouverture sont linéaires et inversement proportionnels au diamètre de l’ouverture du diaphragme.

  • A un Indice d’ouverture petit (par exemple f/1.4), correspond une grande ouverture du diaphragme…

  • A un grand indice d’ouverture (par exemple f/16), correspond une petite ouverture du diaphragme…

L’indice d’ouverture est un nombre utilisé usuellement par tout praticien et indique le niveau élevé ou faible de l’ouverture sélectionnée.

 

Gamme des ouvertures :

Les ouvertures indiquées ici sont des ouvertures pleines. Comme pour le calcul des ISO, une ouverture supérieure laisse passer 2 fois plus de lumière.

Exemple : une ouverture à f/1,4 laisse passer 4 fois plus de lumière qu’une ouverture à f/2,8

Les autres ouvertures indiquées parfois sur les objectifs telles : f/3.5 ou f/4.5 sont en fait des demi-ouvertures.

 

2) La profondeur de champ

Le choix de l’ouverture impacte directement la profondeur de champ, c’est à dire la zone de netteté située avant et après la zone choisie pour la mise au point.

 

Comme l’indique le tableau ci dessus, la Profondeur de champ indique la plage de netteté de l’image par rapport à son « Point AF », ou si vous préférez, le point de référence sur lequel vous avez effectué votre mise au point (les yeux du sujet dans un portrait par exemple).

 

Plus l’indice d’ouverture sera faible, et plus la profondeur de champ sera faible. C’est parfois une solution recherchée lors de la réalisation d’un portrait, où pour des raisons artistiques, le photographe souhaite « diluer » l’arrière plan afin de mettre en valeur le visage du sujet.

 

A l’inverse, à un indice d’ouverture élevé correspond une profondeur de champ élevée… Effet quelquefois recherché en « Proxy » ou « Macro » photographie, pour les prises de vues de paysages, de groupes de personnes dispersées dans le plan de la photographie, ou tout simplement lorsqu’on souhaite que toute la photo soit nette du premier plan jusqu’à l’arrière plan.

 

Diaphragme fermé f/16 = Profondeur de Champ étendue

 

Diaphragme ouvert f/1.4 = Profondeur de Champ réduite = BOKEH

Observons les deux photos ci-dessus… Ce sont les deux mêmes sujets photographiés à quelques secondes d’intervalle, avec un objectif à Focale fixe de 50mm, sur pied. Les conditions de prises de vue sont donc rigoureusement identiques à ceci près que seule l’ouverture a changé.

  • Dans la photo de gauche, l’ouverture du diaphragme est réglée sur f/16 et la profondeur de champ est importante car l’arrière plan est encore à peu près net, ce qui d’ailleurs nuit à la composition car le « fond » n’apporte rien à l’image....

  • Dans la photo de droite, l’ouverture du diaphragme est réglée sur f/1.4, ce qui est plutôt considéré comme une grande ouverture ; l’arrière plan disparaît dans ce qu’on appelle un « bokeh » à l’effet plutôt artistique, et qui met bien le sujet en avant en produisant une ambiance plus agréable.

 

Comme nous venons de le constater, le fait de diminuer l’ouverture (on dit alors « fermer le diaphragme »…) augmente la profondeur de champ. S’il avait été possible de fermer ce diaphragme à f/32 par exemple, voire plus, le fond de l’image aurait été aussi net que le premier plan.

 

A contrario, augmenter l’ouverture (indice plus bas) permet de diminuer la profondeur de champ et de réalisé ce qu’on appelle des « flous d’arrière plan » ou « bokeh » qui dans certains cas sont très recherchés – c’est là où parfois un certain côté artistique du photographe se révèle…

Un autre exemple :

Sur cette macrophotographie, la libellule est dans le premier plan et apparaît nette de la tête à la queue…

1/500 - f/22

Sur celle-ci, on voit bien les yeux de l’insecte, mais la queue disparaît dans le flou d’arrière plan, ce qui n’était pas tout à fait l’effet recherché, mais cela est simplement du aux faibles conditions de lumière qui ont imposées une ouverture plus importante…

1/250 - f/4

3) Les ouvertures des objectifs : mini-maxi

Chaque objectif présente des caractéristiques techniques qu’il faut bien comprendre.

La plupart du temps, les informations essentielles figurent sur le dessus, bien en évidence :

Voici un objectif à focale fixe de 50mm.

  • L’ouverture maximale est de f/1.4

  • La distance de mise au point minimum (distance entre l’appareil photo et le sujet photographié) ne peut être inférieure à 0,45 mètre

Ce second objectif est un zoom dont la plage de focale s’étend de 24mm à 120mm

  • L’ouverture maximale est de f/4

  • La distance de mise au point minimum ne peut être inférieure à 0,45 mètre

Plus l’ouverture maximale sera basse (f/1,2 ou f/1,4 par exemple…), plus l’objectif sera dit « lumineux », car il laissera passer plus de lumière…

 

Un objectif dont l’ouverture maximale sera plus haute, voire beaucoup plus haute (f/5,6 par exemple), laissera passer moins de lumière à pleine ouverture et sera donc moins lumineux.

 

Comme vous pouvez l’imaginer, les objectifs lumineux sont les plus recherchés par le photographe exigeant : plus de lumière = plus de possibilités d’utilisation dans des conditions d’éclairage délicat…

 

Naturellement, ce type d’objectif est plus difficile à construire et nécessite des lentilles plus grandes. Au final, ils sont aussi beaucoup plus chers.

 

A titre d’exemple, un la différence de prix entre un objectif de 85mm à f/1.8 et son grand frère à f/1.4 peut passer du simple au triple !

 

Cas particuliers…

Certains objectifs disposent d’une ouverture maximale variable…

 

Ainsi, on pourra relever sur certains zooms une indication telle que celle-ci : f/4,5- f/5,6

 

Pas d’affolement, cela signifie simplement qu’en fonction de la focale choisie, la plus basse proposera une ouverture de f/4,5, mais qu’au fur et à mesure que vous solliciterez votre zoom vers une plus grande focale, l’ouverture maximale diminuera progressivement vers f/5,6…

 

La courbe de variation varie d’un modèle à l’autre, mais cela peut aller très vite quelquefois !

 

Exemple : un objectif NIKKOR AF 28-300, proposera une ouverture maximale de f/3,5 à 28mm, mais seulement de f/5,6 dès 60mm environ…

Nikkor AF-S 28-300mm

f/3,5-5,6

A suivre....

Jean-Luc Barbas  | 06.60.26.44.55 | virgilephotopassion@gmail.com

44230 SAINT SEBASTIEN SUR LOIRE

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